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| Anna Smajdor au premier plan Source photo : progress.org.uk |
Notre témoignage
Essai médical illégal utérus artificiel. Des bébés décèdent pour la science.
Nous avons décidé de témoigner
Voilà le film de mon parcours chaotique.
http://www.youtube.com/watch?v=r_nDqEznE7o
Nous préparons une version longue. Le film est très court. Mais il résume notre césarienne abusive et le décès de nos enfants.
Nous avons besoin de votre soutien.
Merci.
Pétition
J'ai été victime lors de mon cinquième mois de grossesse d'une expérience médicale d'utérus artificiel. Une clinique de fertilité a pratiqué une césarienne et placé ma fille, Lucie, alors très grande prématurée de 24 semaines dans un utérus artificiel. Elle n’a pas survécue.
Je ne connaissais pas cette technique lors de l’intervention médicale. On a pratiqué à mon insu un essai clinique de gestation extra-corporelle.
J’ai décidé d’alerter l’opinion publique au sujet de ces recherches scientifiques dont très peu ont conscience :
Depuis une dizaine d'années, des chercheurs tentent de mettre au point des techniques de gestation en dehors du ventre maternel. Il s'agit d'utérus artificiel. Des projets comme l'utérus artificiel ou le clonage touchent l'humanité entière et peuvent changer le monde. Nul ne sait quelles conséquences de telles avancées pourraient avoir.
Ne convient-il pas de réagir face au vertige qui nous saisit devant l'évolution rapide des techniques et de leurs applications médicales ?
Le but de cette pétition est de demander un débat national pour s’assurer qu’il n’y ait pas de dérives bioéthiques.
Merci.
Les Guatémaltèques, victimes d'expériences médicales interdites.
ATTENTION, aujourd'hui encore des expériences médicales interdites sont pratiquées sur des hommes.
Suite à plusieurs fausses couches et à ma grossesse difficile, j'ai été contactée par une clinique de fertilité à Chicago qui me proposait de m'accompagner jusqu'à mon terme.
Lors de mon cinquième mois de grossesse ils m'ont proposé une césarienne arguant que je risquais de perdre mon enfant. Ils ont placé ma fille dans une sorte de couveuse. Il s'agissait en réalité d'un utérus artificiel.
J'ai découvert depuis que j’ai été victime d’un essai médical illégal d'utérus artificiel. Cette technique n’est pas au point. Les recherches en cours ne sont pas concluantes.
Les scientifiques avaient sciemment inoculé, et à leur insu, à près de 1 300 personnes la syphilis et la blennorragie. De ces 1 300 personnes, seules "700 ont bénéficié d'un quelconque traitement", a ajouté M. Hauser lors d'une réunion destinée à présenter les conclusions préliminaires de la commission. Ces expériences, qui ont eu lieu entre 1946 et 1948, ont été financées par les instituts nationaux américains de la santé.
Les chercheurs avaient choisi comme cobayes des personnes vulnérables, y compris des malades mentaux, et ne les ont informées ni de l'objet de leur recherche ni de ce qui allait leur arriver. Ils les ont encouragées à transmettre des maladies sexuelles et n'ont pas traité celles qui ont contracté la syphilis. Selon la présidente de la commission, Amy Gutmann, il s'agit là d'une "injustice historique" faite aux populations concernées.
La commission a été mise en place sur ordre de Barack Obama en novembre 2010. Un mois auparavant, les Etats-Unis, via la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, et la ministre de la santé publique, Kathleen Sebelius, avaient présenté leurs excuses à des centaines de Guatémaltèques infectés délibérément et à leur insu par la syphilis et la blennorragie.
le récit de mon cauchemard
ATTENTION, aujourd'hui encore des expériences médicales interdites sont pratiquées sur des hommes.
Suite à plusieurs fausses couches et à ma grossesse difficile, j'ai été contactée par une clinique de fertilité à Chicago qui me proposait de m'accompagner jusqu'à mon terme.
Lors de mon cinquième mois de grossesse ils m'ont proposé une césarienne arguant que je risquais de perdre mon enfant. Ils ont placé ma fille dans une sorte de couveuse. Il s'agissait en réalité d'un utérus artificiel.
J'ai découvert depuis que j’ai été victime d’un essai médical illégal d'utérus artificiel. Cette technique n’est pas au point. Les recherches en cours ne sont pas concluantes.
Du rêve au cauchemar
Le 10 mars 2010, Benoit et moi avons décidé que c'était le bon moment, suite à de nombreuses fausses couches j'ai toujours douté de mes grossesses. Mais là, j'étais toujours enceinte ! Nous étions tellement heureux, les larmes pleins les yeux, on s'est pris dans les bras. Rapidement, nous sommes partis l'annoncer à nos parents. Quelle joie pour eux, le premier petit-enfant, ils allaient devenir pour la première fois grands-parents.
Mais tout à très vite capoté.
J'ai la malchance de faire partie de celles qui mènent des grossesses à risque. J'ai écrit un billet à ce sujet. Je vous laisse vous y référer.
Je commence à avoir mal, très mal. Mon ventre me tire de plus en plus. On m'annonce que mon placenta est placé trop bas.
Mon gynéco est pessimiste. Très.
Devant une extrême fatigue et de nombreuses contractions, je suis forcée au repos complet.
Après quelques jours de fatigue intense, je suis inquiète.
Je suis contactée par un laboratoire américain, ce dernier me propose de m'assister dans ma grossesse à risque. Visiblement ils ont les moyens techniques pour les problèmes que je rencontre. Un médecin me garantie pourvoir m'aider à mener à terme ma grossesse.
Affaiblie, angoissée, je me dis que je dois tout tenter pour sauver ma Lucie. Première erreur. Je ne doute pas un seul instant. J ne m'interroge pas un seul instant. Je me dis que la science aux EU est bien plus performante qu'en France. Mon mari me quitte. Mon meilleur ami, Jun m'accompagne.
L'arrivée à Chicago
J'aurai pu me douter de certaines incohérences. Nous somme Jun et moi pris en charge dès la sortie de l'avion.
Dès mon arrivée sur place je suis logée dans un studio en sous-sol. Technique de pointe au rv.
Une équipe attentionnée me prend en charge. Tout est mis en place pour me réconforter. Je me sens à l'aise.
Puis tout s'accélère. Mais je me dis que c'est normal en regard de mon état.
On me demande de signer une décharge.On me demande mon dossier médical.
Mais, malgré tout, je me sens bien. Je sens Lucie, nous nous parlons.
Le lendemain matin de mon arrivée
Après une échographie catastrophique sur laquelle Lucie est complètement immobile on m'annonce un très mauvais pronostic, peu de chances de survie, placenta bas, risque de fausse couche.
Avec Jun nous ne pouvons plus réfléchir et la peur ne nous quitte plus.
Les médecins me proposent une césarienne.
Ils me proposent de placer Lucie dans un super couveuse de type aquatique. Cette dernière reproduit le liquide amniotique. Je ne dois pas m’inquiéter me disent-ils.
Et j'accepte. On me pratique une césarienne, Lucie à un peu mois de 5 mois.
La soi-disant couveuse :
Jun rentre en France.
Il est prévu que je reste sur place 4 mois.
C'est avec un bonheur intense que je découvre ma fille. Elle est là, devant moi. Quelle joie.
Je la trouve si belle. Elle est dans une sorte de couveuse type aquarium. Elle est plongée dans un liquide amniotique.
Je suis soulagée et persuadée d'avoir pris la bonne décision.
Pendant cinq jours, ma vie est un rêve éveillé. Je vais la voir toute les trois heures, je lui parle, la rassure.
Je lis. Les médecins surveillent de près ma césarienne, je trouve l'équipe formidable.
Lucie semble bien. L'équipe médicale me dit qu'elle en bonne santé. Que tout se passe parfaitement.
Puis
Un matin l'équipe arrive. Ma vie s'écroule.
L'enfer commence
Le lendemain matin, à 5h, une infirmière entre dans ma chambre en me disant que l'état de Lucie se dégrade.
Je ne peux pas aller voir ma fille, l'équipe médicale tente une réanimation. Pour mon bébé, j'aurais fait n'importe quoi mais je n'avais pas le droit de pénétrer dans le bloc
Puis ils m'ont ouvert. C'était fini.
Je l'ai tenu dans mes bras, j'ai pleuré, je l'ai embrassé, touché. J'étais perdue, je voyais ma fille si belle, je l'avais dans mes bras tout en sachant que c'était pour la dernière fois.
Le monde s'est écroulé autour de moi.
J'étais anéantie, c'était l'horreur. Ca aurait du être le plus beau jour de ma vie. C'est devenu le pire.
Mon histoire : expérimentation médicale utérus artificiel
ATTENTION, aujourd'hui encore des expériences médicales interdites sont pratiquées sur des hommes.
Suite à plusieurs fausses couches et à ma grossesse difficile, j'ai été contactée par une clinique de fertilité à Chicago qui me proposait de m'accompagner jusqu'à mon terme.
Lors de mon cinquième mois de grossesse ils m'ont proposé une césarienne arguant que je risquais de perdre mon enfant. Ils ont placé ma fille dans une sorte de couveuse. Il s'agissait en réalité d'un utérus artificiel.
J'ai découvert depuis que j’ai été victime d’un essai médical illégal d'utérus artificiel. Cette technique n’est pas au point. Les recherches en cours ne sont pas concluantes.
J'ai décidé de rédiger ce blog pour apporter mon témoignage en prélude à un livre que je prépare actuellement.
Je m'appelle Anne j'ai vécu une expérience interdite d'utérus artificiel en mai 2010 qu'il m'est encore aujourd'hui profondément douloureux de raconter.
Vous trouverez dans les archives du mois de décembre 2010 le récit précis de mon histoire.
J'ai perdu ma fille, Lucie à moins de 24 semaines de grossesse.
Suite à une MST, j’ai toujours eu des difficultés à avoir un enfant. Mes deux premières grossesses se sont soldées par deux fausses couches à moins de 10 semaines, et puis plus rien.
Nous avons tout essayé pendant plus de 5 ans, sans jamais perdre espoir. Jusqu’à ce qu’enfin je retombe enceinte l’année dernière.
Pour la première fois, je suis convaincue que la vie allait enfin m'offrir ce que je souhaitais plus que tout : un enfant.
Surtout que tout se passait à merveille : je sens très tôt mon enfant grandir, bouger, respirer en moi. Je passe des heures les mains sur mon ventre à percevoir le moindre de ses mouvements.
Et puis tout a basculé.
A 18 semaines j'ai commencé à perdre du sang.
Le verdict tombe : mon placenta se décolle. De l'avis du médecin la situation est très préoccupante.Je dois rester alitée sous peine de perdre mon enfant.
Mon mari me soutient mais je suis prise par un immense désespoir.
A 20 semaines, le décollement du placenta ne diminue pas, au contraire.
Puis un matin je reçois ce mail :
Notre laboratoire est un institut médical constitué par des professionnels de la reproduction assistée. Nous œuvrons quotidiennement pour offrir à nos patients une technologie de reproduction de pointe et d'assistanat des grossesses délicates. Nos cliniques dans 6 pays et nos 20 années d’expérience ont permis à 50000 femmes de réaliser leur rêve de devenir mère.
C’est ainsi que sommes devenus le leader en médecine de la reproduction.
J'en parle immédiatement à mon gynécologue. Pour lui il n'existe aucune méthode garantissant la vie de mon enfant. Il ne préconise que l'alitement ou la pose d'un anneau.
Après de longues nuits de réflexion je décide de contacter le laboratoire pour en savoir davantage. Nous n'avons rien à perdre finalement.
Dès le lendemain, je reçois un appel téléphonique.
On m'explique que de nouveaux traitements prometteurs pour traiter les grossesses difficiles sont en cours. Je suis invitée à me déplacer pour essayer le traitement.
Dès mon arrivée on me demande de signer un formulaire de collaboration de recherche pour un programme d'essai clinique intitulé "Phase 1" qui teste l'efficacité du traitement sur les êtres humains. Mais ça je ne le savais pas encore.
Après un monitoring, le médecin m'annonce que mon placenta est de plus en plus bas. Il me propose une procréation médicalement assistée. Persuadés de vivre une troisième fausse couche nous acceptons.
Un médecin m'explique que grâce à une approche innovante la gestation pourra être menée hors de mon ventre. Si la méthode se heurte à des difficultés techniques, il précise qu'elles ne sont pas totalement insurmontables.
On me fait une césarienne. Mon enfant est placé dans une espèce de couveuse imitant parfaitement mon utérus. Des appareils contenant un liquide amniotique artificiel transportant de l’oxygène permettent une «ventilation liquide». `
Je peux voir Lucie hors de moi bouger ses doigts, ses paupières. C’est vraiment déstabilisant.
Puis très rapidement je constate mon enfant est en souffrance. Ses mouvements se raréfient, sa respiration semble difficile. Je me mets à filmer ma fille.
J'alerte l'équipe médicale.
Nous sommes exclus de la salle par mesure de sécurité. Pendant des heures, nous ne parvenons à obtenir aucune information.
Le lendemain, sans aucune autre explication le médecin nous annonce que mon fils est mort. Que ses poumons n'étaient pas suffisamment fonctionnels, qu'ils n'ont rien pu faire.
C’est l'horreur. Un vrai cauchemar.
L'équipe nous demande de quitter les lieux. Mon mari refuse d’obtempérer tant qu’il n’a pas récupéré le corps de notre fils. L'équipe médicale nous oppose le formulaire signé le jour de notre arrivée, où il est stipulé qu’en cas de décès, le corps restera entre leurs mains.
Au moment où nous nous résignons à partir, je croise par hasard une femme enceinte. Elle a juste le temps de me dire qu’elle s’appelle Barbara et de me donner son email.
Dès mon retour, j'ai entamé des recherches sur les pratiques du laboratoire. Je découvre qu'il s'agit vraisemblablement d'une expérience d'utérus artificiel.
Autour de moi on me dit que cette technique n'est pas encore au point, or je constate qu'elle l'est expérimentée depuis des décennies.
Marchandisation des enfants
On prépare le terrain à l'Utérus artificiel.
Faites-moi un bébé aussi vite que possible
Comment une entreprise californienne de maternité de substitution rationalise sa production en implantant, en Inde, les embryons de ses clients dans deux mères porteuses à la fois.
- Sawyer-31 / Newborn Baby Boy. CC 2.0 licence by Flickr / Vivid Expressions Photography 2009 -
Le secteur florissant de la maternité de substitution internationale, où les Occidentaux se sont mis à recruter les femmes pauvres de pays en voie de développement pour qu'elles portent leurs enfants, a fait l'objet d'un gros buzz médiatique ces dernières années.
En général, la pratique est décrite comme un accord gagnant-gagnant entre les mères porteuses et ceux qui les embauchent; les couples obtiennent le bébé qu'ils ont toujours voulu tandis que les femmes des pays pauvres gagnent en une simple gestation l'équivalent de plusieurs années de leur salaire habituel.
Dans des histoires bouleversantes, on nous raconte comment des individus stériles, mais aussi des couples lesbiens et gays en mal d'enfants (ayant dû passer sous les fourches caudines de politiques d'adoption discriminantes), ont réussi à former des familles en pouvant se payer, à l'étranger, le recours à des mères porteuses. Le Oprah Winfrey Show a même dépeint la pratique comme un formidable exemple de «solidarité féminine» par-delà les frontières, célébrant ces arrangements comme «la preuve de la proximité réelle entre nos différents pays».
Mais ne vous y trompez pas: il s'agit tout d'abord et avant tout d'un commerce. Et le produit vendu par ce commerce – l'externalisation d'une grossesse – s'accompagne aujourd'hui pour les clients (ie. les futurs parents) de toute une gamme d'options personnalisables, d'assurances et de protections juridiques.
Voyez par exemple l'article du Wall Street Journal (WSJ) daté de décembre 2010 et titré «Assembling the Global Baby» [assemblage du bébé planétaire], qui s'intéressait à la célèbre PlanetHospital, une entreprise spécialisée dans le tourisme médical et basée à Los Angeles, devenue l'un des nombreux supermarchés de la maternité de substitution à l'étranger et se mettant en quatre pour s'attirer des clients. «Nous prenons en charge tous les aspects du processus, comme un service de conciergerie», expliquait au WSJ Rudy Rupak, fondateur de PlanetHospital.
«Service de conciergerie»
L'article du WSJ ne précisait pas vraiment comment les droits des mères porteuses s'inséraient dans ce «service de conciergerie». Mais avec des interviews avec ses dirigeants, des informations encore disponibles sur le site de PlanetHospital avant sa refonte, l'an dernier, et une plaquette «Maternité de substitution: des résultats avant tout»que distribue l'entreprise à ses clients putatifs, on peut commencer à s'en faire une idée plus complète.
La version de la plaquette que PlanetHospital m'a envoyée en juillet assure aux clients que chaque mère porteuse est «bien traitée». Elles passent «toute la durée de leur grossesse dans la clinique, ou dans un centre contrôlé par la clinique» où leurs habitudes, traitements médicaux et régimes alimentaires sont scrupuleusement encadrés et surveillés.
PlanetHospital promet à ses clients que, lorsque les mères porteuses sont d'anciennes fumeuses, «nous faisons en sorte qu'elles n'aient pas subitement envie de se remettre à fumer pendant leur grossesse». Comme de nombreuses autres cliniques et intermédiaires en maternité de substitution, PlanetHospital n'accepte uniquement des mères porteuses qui ont déjà eu des enfants au préalable.
En général, on imagine que ce type de condition prouve qu'une femme est capable de mener une grossesse à terme et en toute sécurité, mais la brochure de PlanetHospital fait aussi remarquer qu'une telle convention garantit qu'elle ne «s'attache pas à votre bébé».
«Quatre tentatives offertes»
En outre, PlanetHospital offre à ses clients un moyen original d’accélérer leur projet familial: une option consistant à implanter leurs embryons dans deux mères porteuses à la fois. L'argument de vente de cette offre (qui s'appelait précédemment le «forfait Inde»): l'implantation simultanée dans deux mères porteuses augmente les chances d'une imprégnation immédiate et diminue le délai d'attente pour un bébé. Comme on pouvait le lire sur le site de l'entreprise:
L'une des innovations de PlanetHospital fut de penser à effectuer régulièrement des FIV sur deux mères porteuses en même temps et d'augmenter ainsi les chances de grossesse de plus de 60%. Aux États-Unis, embaucher deux mères porteuses et leur faire subir une FIV à chacune serait financièrement prohibitif, mais PlanetHospital a négocié ses tarifs avec une prestigieuse clinique indienne, où les couples peuvent non seulement obtenir deux mères porteuses, mais aussi quatre tentatives.
Evidemment, cette méthode peut aussi faire qu'un couple se retrouve avec plusieurs bébés croissant dans les ventres de plusieurs femmes. Il y a encore peu de temps, si les deux mères porteuses tombaient enceintes – ou si l'une d'elle attendait des jumeaux – les clients pouvaient choisir d'avorter la grossesse surnuméraire ou de procéder à une réduction embryonnaire, suivant le nombre de bébés qu'ils désiraient ou qu'ils pouvaient se payer.
Comme on pouvait le lire sur le site de PlanetHospital:
«Pour répondre simplement à cette question, c'est à vous de voir et de décider ce dont vous avez envie de faire. Vous pouvez choisir d'avoir tous les enfants (ce qui vous reviendra un peu plus cher, évidemment...) ou vous pouvez demander une réduction embryonnaire».
Par mail, Rudy Rupak m'a expliqué que son entreprise ne permet plus à ses clients ni les réductions ni les avortements sur avis de ses avocats. Ces derniers craignant que cela ne s'ouvre sur de «vilains débats» car les autorités indiennes envisagent la possibilité de réguler la maternité de substitution dans leur pays. «Si un client veut deux mères porteuses, il devra accepter que les deux tombent enceintes», m'a-t-il écrit.
Des Indiennes «gagnantes»
Selon la grille tarifaire que PlanetHospital m'a fournie, son forfait le plus économique pour une simple grossesse de substitution s'élève à 28.000$ [22.000€]. Pour le recours simultané à deux mères porteuses, les clients doivent débourser tout d'abord 15.500 $ [12.150 €], puis 19.600 $ [15.350€] pour chaque mère porteuse tombant enceinte et menant sa grossesse à terme. (Et si l'une des deux, ou les deux, attendent des jumeaux au final, les clients devront s'acquitter, au minimum, de 6.000 $/4.700 € supplémentaires par jumeau).
Sur ces sommes, PlanetHospital rémunère ses mères porteuses indiennes entre 7.500$ [5.900€] et 9.000 $ [7.000€]. En comparaison, le coût d'une simple grossesse de substitution aux États-Unis peut atteindre 100.000$ (PDF) [78.350€], si l'on prend en compte les frais médicaux, avec environ 20.000$ (PDF) [15.600€] revenant à la mère porteuse.
Rupak a souligné combien les mères porteuses indiennes sortaient gagnantes de cet arrangement. «D'aucuns pourraient hurler à l'exploitation», m'a-t-il écrit dans son mail, «mais gardez à l'esprit que le revenu moyen par habitant d'une [Indienne] s'élève à environ 600$ [470€] par an. Elle se fait ainsi près de 12 fois son salaire annuel en étant mère porteuse».
Il convient, cependant, de voir au-delà des comparaisons économiques pour comprendre comment de telles transactions peuvent altérer les choix des mères porteuses. Par exemple, si l'une des mères porteuses indiennes de PlanetHospital souhaite ne pas mener sa grossesse à terme, tant pis pour elle.
Comme Geoff Moss, le vice-président des affaires générales et du développement commercial de la société, me l'a récemment expliqué:«Si elles n'ont pas envie de mener la grossesse à son terme, elle ne peuvent pas le faire, c'est stipulé dans leur contrat». Et selon lui, même si elles en avaient la possibilité, elle n'en useraient pas: «Elles ont des enfants», a-t-il dit, «elles comprennent donc combien il est important pour ces personnes de devenir parents».
Externalisation
Il est peu probable que l'interdiction que PlanetHospital fait peser sur les avortements décidés par les mères porteuses soit exportable aux États-Unis. George Annas, directeur du département de Droit de la Santé, Bioéthique et Droits de l'Homme au sein de l’École de Santé Publique de l’Université de Boston, m'a dit en mail que, selon lui, «il n'y a pas moyen qu'une femme adulte et intellectuellement apte puisse un jour renoncer à son droit constitutionnel de mettre (ou de ne pas mettre) fin à une grossesse (ou de pratiquer une réduction embryonnaire), sans que cela soit cassé par un tribunal américain».
Il semble donc que les intermédiaires occidentaux en maternité de substitution profitent de l'externalisation de leur activité, non seulement parce qu'il y trouvent un «travail» moins cher, mais aussi parce que certains de leurs arrangements risquent de subir un examen juridique moins strict qu'aux États-Unis.
Moss m'a confirmé que les différences juridiques entre les deux pays faisaient de l'Inde une destination séduisante pour une entreprise de maternité de substitution. «Aux États-Unis, dans de nombreux cas, les mères porteuses peuvent décider sur un coup de tête de garder l'enfant, a-t-il déclaré. En Inde, tout est contractuel».
L'absence de contrôle des mères porteuses sur le cours de leurs grossesses continue jusqu'au jour de l'accouchement. Selon la brochure de PlanetHospital, «Toutes les mères porteuses mettront leur enfant au monde par césarienne». Pour Moss, il y a une raison à cette politique:
«Nous pouvons ainsi programmer l'accouchement et permettre aux futurs parents d'assister à la naissance. Dès lors, si le bébé doit naître le 10 décembre, les parents peuvent préparer leurs formalités de voyage, prendre un avion jusqu'en Inde et être là au moment de la naissance de leur enfant».
La plaquette mentionne une autre raison: les césariennes sont «bien plus sûres pour l'enfant et la mère porteuse». Rupak m'a expliqué que, même si les mères porteuses peuvent refuser la procédure et accoucher naturellement, PlanetHospital a reçu les conseils d'obstétriciens indépendants confirmant qu'un accouchement par césarienne était le choix le plus sûr.
Questions pour la future santé des mères porteuses
Des défenseurs des droits des femmes et des experts en santé féminine pourraient s'inscrire en faux, car pour beaucoup les césariennes sont plus risquées à la fois pour la mère et pour l'enfant, en l'absence d'autres complications.
De plus, cette procédure rend les naissances vaginales ultérieuresplus périlleuses et pourrait ainsi mettre en danger les vies de mères porteuses pauvres n'ayant pas accès à des soins hospitaliers lors d'accouchements futurs.
La brochure de PlanetHospital se termine sur une mise en garde destinée à leurs futurs clients et leur conseillant de ne pas faire trop de cas des commentaires négatifs sur l'entreprise qu'ils pourraient croiser sur Internet. «La maternité de substitution est un sujet très sensible», explique la plaquette. «On ne parle pas de l'achat d'une voiture, c'est une vie que vous nous demandez de vous aider à créer».
Mais si nous pouvons probablement tous être d'accord sur le fait que la commande d'un enfant n'a rien à voir avec l'achat d'une voiture, PlanetHospital continue sur une comparaison tout aussi improbable entre son activité et celle d'un célèbre marchand de chaussures en ligne. «Comme Zappos», conclut cette note «nous voulons nous aussi vous 'livrer du bonheur' et la part la plus importante de cette mission consiste à maintenir notre intégrité».
Des règles pour le commerce
Les bébés ne sont pas comparables ni avec des chaussures, ni avec des voitures, bien sûr, mais le parallèle est révélateur. Des utérus sont aujourd'hui loués dans ce qui s'apparente à un marché mondial. Et avec l'apparition récente, dans des pays comme le Panama, leGuatémala, la Géorgie et la Grèce de nouvelles opérations transnationales de maternité de substitution, le nombre de grossesses impliquant des acteurs multinationaux et des intérêts lucratifs a toutes les chances d'augmenter.
Si les sociétés commerciales continuent à gérer la fabrication d'enfants comme une entreprise d'import-export, alors il est peut-être temps pour les gouvernements de se mettre à les traiter comme telle, en adaptant leurs procédures de protection et de contrôle à toutes les parties en présence. En attendant, en l'absence d'une réglementation efficace, les droits des mères porteuses sont achetés, vendus et font l'objet de renonciations légales.
Douglas Pet
Traduit par Peggy Sastre
L'utérus ARTIFICIEL
Dans la bouche de tous...
Le gender à son paroxysme : l’utérus artificiel….
| 25 janvier 2012 | Posté par volti![]() |
« Les fonds publics devraient servir à la recherche sur l’ectogenèse – la gestation en utérus artificiel – pour mettre fin à la réalité « barbare » de la grossesse et de l’accouchement.
C’est ce que propose une « bioéthicienne » britannique reconnue, Anna Smajdor, pour qui c’est là la seule façon de mettre un terme aux inégalités entre hommes et femmes.
C’est l’idéologie du genre poussée à son paroxysme – mais en même temps il ne s’agit pas d’une proposition considérée comme aberrante ou extrémiste puisqu’elle s’exprime dans une revue universitaire de premier plan, le Cambridge Quarterly of Healthcare Ethics, et qu’elle émane d’un professeur d’éthique à l’université d’East Anglia. Anna Smajdor soutient que la grossesse et l’accouchement sont si douloureux, si risqués et imposent tant de limites aux femmes sur le plan social qu’aucune société libérale ne devrait les tolérer. »
Lu sur le blog de Jeanne Smits
Source : www.pdfcentre.fr via Sos-Planète
Débat au sujet de l'utérus artificiel
Enfin, le problème de l'utérus artificiel fait débat.
De plus en plus de forums en parlent.
Assistons-nous à un réveil des consciences ?
Je viens de créer une pages facebook : Réfléchissons ensemble à l'utérus artificiel.
Rejoignez-moi !
Les femmes pour l'UTERUS ARTIFICIEL
Regardez ce blog. C'est sidérant.
http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2012/01/cest-la-grossesse-qui-nest-pas-ethique.html
Voici le résumé :
C'est la grossesse qui n'est pas “éthique” !
C'est l'idéologie du genre poussée à son paroxysme – mais en même temps il ne s'agit pas d'une proposition considérée comme aberrante ou extrémiste puisqu'elle s'exprime dans une revue universitaire de premier plan, le Cambridge Quarterly of Healthcare Ethics, et qu'elle émane d'un professeur d'éthique à l'université d'East Anglia.
Anna Smajdor soutient que la grossesse et l'accouchement sont si douloureux, si risqués et imposent tant de limites aux femmes sur le plan social qu'aucune société libérale ne devrait les tolérer.
Aujourd'hui l'utérus artificiel est de l'ordre de la science-fiction, affirme Anne Smajdor, mais il n'est pas impossible de le réaliser. Et il le faut, estime-t-elle :
« Le changement des structures financières et sociales peuvent bien améliorer les choses à la marge, mais il faut trouver une meilleure solution. Soit nous considérons les femmes comme des porteuses de bébés qui doivent subordonner leurs autres intérêts au bien de leurs enfants, ou bien nous devons admettre que nos valeurs sociales et notre niveau d'expertise médicale ne sont désormais plus compatibles avec la reproduction “naturelle”. »Pour Anna Smajdor, la grossesse est un processus « barbare », rapporte l'excellent site australien BioEdge à qui j'emprunte cette information : une maladie comparable à la rougeole, fatale à l'occasion, mais qui ne dure pas neuf mois…
La chercheuse a bénéficié du soutien financier de la Wellcome Trust (la deuxième fondation mondiale pour la recherche médicale après celle de Bill et Melinda Gates) pour sa thèse de doctorat et pour co-réaliser un court-métrage sur la fécondation in vitro sur une femme scientifique qui, cherchant à échapper aux restrictions légales imposées à la recherche, en fécondant un de ses ovules à partir de sperme fabriqué avec sa propre moelle osseuse.
Le Dr Jean-Pierre Dickès a décidément raison d'annoncer que le véritable objectif de la procréation artificielle est de permettre de créer L'homme artificiel…



